Un vieil album git sur le sol. Un peu corné,un peu déchiré, comme les souvenirs qui se trouvent à l'intérieur.
Je pose une main dessus, j'ai un peu peur de l'ouvrir. D'un geste, je balaye la poussière qui le recouvre. Sur la première photo, deux hommes souriants, un dont je n'ai plus de souvenirs, un autre dont j'aimerais bien qu'ils s'effacent. En arrière plan deux filles de dos. Plus tard je compris que j'étais l'une d'elle.
Je parcours l'album, tournant machinalement les pages, comme pour en finir plus vite. Soudain mon oeil est attiré par une photo.Mon regard se pose sur les différentes personnes qui s'y trouvent. C'est une photo de famille qui semble heureuse aux premiers abords: la mariée et l'homme sourient, les enfants me regardent fixement. Il ya beaucoup de fleurs. J'ai un noeud rouge dans les cheveux.
Je tourne encore les pages, le lieu du crime est une mairie, car chacune de ses photos est un crime, des souvenirs enfouis, maintenant lointains, qui semblent décrire un passé heureux et une famille unie. Chacune de ses photos semblent être un mensonge, loin de la réalité, celle d'aujourd'hui, celle d'avant.
Je revois son visage, c'est un peu douloureux, mais il faut avancer, arriver jusqu'a la fin et fermer une fois pour toute cet album en même temps que la porte du passé.
Je continu donc mon ascension, celle qui liberera mon coeur et ma tête dont les souvenirs regorgent et ne veulent plus partir.
Les photos se suivent et se ressemblent, tous souriants, mais ont-ils été heureux à l'instant précis où le photographe a appuyé sur la détente ? Moi je ne souris pas, pas que je n'étais pas heureuse, mais un peu lasse de ce jeu, j'ai toujours été un peu effacée, distante, je crois que c'est ce que l'on me reproche.
Une autre photo m'attire, c'est une photo dans laquelle on peut appercevoir en arrière plan deux fois l'inscription "monument aux morts". Sur cette photo, l'homme n'est pas la... Comme une prémoniton de ce qui allait arriver plus tard, il n'y a que femmes et enfants.
Sur toutes les photos suivantes, jai toujours la même expression, le regard dans le vide, un peu hautain, me tenant droite, un bouquet à la main, je ne souris pas. Je n'aime pas sourire. J'arrive à la fin, je pousse un soupir, tourne la dernière page. Une dernière photo cloture cet album, la mariée et l'homme semblent jouer à "chat" autour d'un arbre. Le bouquet de fleurs est posé sur l'herbe, il sera piétiné au fil des années.
J'avais 7 ans je crois à cette époque, je ne me souviens pas en détails de cette journée, mais je me rapelle avoir voulu rentrer à "la maison", aujourd'hui je me demande qu'est devenu cet endroit, "ce taudis qu'on appelle maison"...
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Je pose une main dessus, j'ai un peu peur de l'ouvrir. D'un geste, je balaye la poussière qui le recouvre. Sur la première photo, deux hommes souriants, un dont je n'ai plus de souvenirs, un autre dont j'aimerais bien qu'ils s'effacent. En arrière plan deux filles de dos. Plus tard je compris que j'étais l'une d'elle.
Je parcours l'album, tournant machinalement les pages, comme pour en finir plus vite. Soudain mon oeil est attiré par une photo.Mon regard se pose sur les différentes personnes qui s'y trouvent. C'est une photo de famille qui semble heureuse aux premiers abords: la mariée et l'homme sourient, les enfants me regardent fixement. Il ya beaucoup de fleurs. J'ai un noeud rouge dans les cheveux.
Je tourne encore les pages, le lieu du crime est une mairie, car chacune de ses photos est un crime, des souvenirs enfouis, maintenant lointains, qui semblent décrire un passé heureux et une famille unie. Chacune de ses photos semblent être un mensonge, loin de la réalité, celle d'aujourd'hui, celle d'avant.
Je revois son visage, c'est un peu douloureux, mais il faut avancer, arriver jusqu'a la fin et fermer une fois pour toute cet album en même temps que la porte du passé.
Je continu donc mon ascension, celle qui liberera mon coeur et ma tête dont les souvenirs regorgent et ne veulent plus partir.
Les photos se suivent et se ressemblent, tous souriants, mais ont-ils été heureux à l'instant précis où le photographe a appuyé sur la détente ? Moi je ne souris pas, pas que je n'étais pas heureuse, mais un peu lasse de ce jeu, j'ai toujours été un peu effacée, distante, je crois que c'est ce que l'on me reproche.
Une autre photo m'attire, c'est une photo dans laquelle on peut appercevoir en arrière plan deux fois l'inscription "monument aux morts". Sur cette photo, l'homme n'est pas la... Comme une prémoniton de ce qui allait arriver plus tard, il n'y a que femmes et enfants.
Sur toutes les photos suivantes, jai toujours la même expression, le regard dans le vide, un peu hautain, me tenant droite, un bouquet à la main, je ne souris pas. Je n'aime pas sourire. J'arrive à la fin, je pousse un soupir, tourne la dernière page. Une dernière photo cloture cet album, la mariée et l'homme semblent jouer à "chat" autour d'un arbre. Le bouquet de fleurs est posé sur l'herbe, il sera piétiné au fil des années.
J'avais 7 ans je crois à cette époque, je ne me souviens pas en détails de cette journée, mais je me rapelle avoir voulu rentrer à "la maison", aujourd'hui je me demande qu'est devenu cet endroit, "ce taudis qu'on appelle maison"...
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